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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 21:51



C'est sous une pluie battante que la cérémonie des dominos s'est tenue dont la chute en cascade symbolise la révolution pacifique contagieuse qui a abouti à la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989.
La chancelière Angela Merkel a souligné dans son discours que l'unité de l'Allemagne n'était pas terminée, sous-entendant que la différence de niveaux de vie entre les Bundesländer de l'ouest et ceux de l'est était encore trop marquée même si de nombreux progrès ont été faits en la matière. Bien que des discussions houleuses remettent en question cet impôt mis en place en 1991, les contribuables continuent de payer en Allemagne le Solidaritätszuschlag, destiné à la reconstruction de l'Allemagne de l'est. 
Avec l'humour qu'on lui connaît, Merkel expliqua qu'elle se trouvait au sauna quand la chute du mur a eu lieu. Elle n'en croyait ni ses oreilles, ni ses yeux en constatant qu'on pouvait désormais passer à l'ouest sans se faire tirer dessus, elle qui croyait ne pas connaître la chute du mur de son vivant. "On était sans voix et heureux".

"Nous sommes à présent le peuple le plus heureux du monde" (Walter Momper, maire de Berlin de l'époque)
 

La présence de Mikhaïl Gorbatchev était essentielle à la cérémonie, l'homme sans qui la chute du mur de Berlin ne se serait jamais produite, sinon dans le sang, lui qui a donné l'ordre de ne pas intervenir contre les citoyens de l'ex-RDA qui souhaiteraient se rendre du côté ouest.
Ce lundi 9 novembre 2009, à Berlin, plusieurs centaines de milliers de personnes étaient présentes à l'événement, relayé par les médias du monde entier, permettant à des millions d'autres de se souvenir du passé avec émotion. Le rideau de fer, qui s'étendait sur 1 378 km, aura tout de même duré 28 années. A Berlin, le
musée des fusillés du mur, tout près de la chancellerie, est là pour en témoigner et ne pas oublier. La chancelière a rappelé que la liberté était loin d'être acquise et qu'il fallait sans cesse se battre pour la conserver.
L'ouest exerçait un fort attrait dans l'esprit des citoyens de l'ex-RDA, l'attraction souvent liée au sentiment de répulsion vis-à-vis de l'ouest, insufflée par la propagande communiste de l'époque. Certes, le mur n'existe plus aujourd'hui et cela fait vingt ans qu'il est tombé mais les séquelles persistent et il demeure dans l'esprit de nombreux Allemands car 28 ans de régime totalitaire ne s'estompent pas si aisément. 

Chute des dominos de la Potsdamer Platz à la Porte de Brandebourg 



En direct de la Potsdamer Platz

Loin d'être une composante politique ne touchant que l'Allemagne, le mur et sa chute ont une portée mondiale. Il est un exemple d'excès, de décision arbitraire d'un gouvernement qui justifiait son édification pour la protection des citoyens de l'influence néfaste du capitalisme, même si la principale raison était d'empêcher les citoyens de l'est de partir à l'ouest. Le régime communiste avait en effet perdu 2 millions d'habitants avant la construction du mur. C'est encore pour protéger ses citoyens que la Stasi engageait des inoffizielle Mitarbeiter, des citoyens qui espionnaient leurs concitoyens, parfois leur famille et leurs amis, et répertoriaient dans des fichiers leurs moindres faits et gestes, avec à la clef l'enfermement des opposants au régime. 

 

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