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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 16:13



Il y a un seul musée de l'homosexualité au monde et ce n'est pas par hasard s'il se trouve à Berlin. Dans son exposition permanente, le Schwules Museum expose aux visiteurs l'histoire des homosexuels à travers les âges sous les régimes les plus divers. En guise d'introduction, l'homosexualité dans la mythologie est abordée ainsi que la pénalisation, la persécution et la naissance des mouvements minoritaires.

Le musée nous apprend comment les homosexuels étaient perçus par leurs contemporains, les temps de progrès côtoyant les époques réactionnaires. Et un fait ignoré par beaucoup de gens : le nombre de personnes destituées de leurs fonctions en Allemagne en raison de leur différence sexuelle est bien plus élevé sous Adenauer que sous le régime nazi. Les panneaux recèlent de nombreux documents d'époque qui font état d'une vraie évolution dans les mentalités et du développement grandissant de minorités qui continuent à se réunir et à combattre l'intolérance même dans les époques les plus troublées.

La capitale allemande est, dans les années 1920, une ville de liberté qui attire le monde entier, un lieu où il fait bon vivre car assumer sa différence y est possible. Des noms d'écrivains célèbres figurent sur des coupures de journaux, tels que Klaus Mann (La danse pieuse), fils de Thomas Mann, et Christopher Isherwood (Goodbye to Berlin). Sorti en 1989, Coming Out est le premier film homosexuel qui sortira sur les écrans en RDA.

Un musée incontournable pour saisir le Berlin hétéroclite d'aujourd'hui au travers de l'histoire et de la culture homosexuelle d'hier sans quoi Berlin ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui.

Comment s'y rendre :

Schwules Museum
Mehringdamm 61
U-Bahn Mehringdamm (U6, U7)
Ouvert du lundi au vendredi (sauf le mardi) de 14 à 18 h
et le samedi de 14 à 19 h 
Site Internet

Le Livre ci-dessus est disponible en anglais (Self-Confidence and Persistence), bientôt en français, cotraduit par Colin Zonska.

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Nicolas Sconza - dans Musées
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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 19:21
La Alte Nationalgalerie avec le drapeau français en berne du fait de l'exposition exceptionnelle "L'art français et l'impressionnisme allemand", du 23 mai au 7 octobre 2007


C’est l’un des bâtiments de l’île des musées (Museuminsel) à ne pas manquer. Celle-ci figure depuis 1999 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette éminente galerie renferme les peintures et les sculptures du XIXe siècle. On peut y contempler les toiles des célèbres peintres allemands qui s’étaient installés à Rome au début des années 1800, plus connus sous le nom de Nazaréens : Peter Cornelius, Friedrich Overbeck, Wilhelm Schadow et Philipp Veit. Ceux-ci réalisèrent notamment des fresques, prenant pour sujet l’épisode biblique de Joseph, de la Casa Bartholdy, la propriété du consul Bartholdy.

 
Comment parler de romantisme allemand sans citer Caspar David Friedrich dont les magnifiques peintures sont exposées dans une salle de l’étage supérieur.

 

Moins connus en France mais non moins remarquables :

 

-         Philipp Otto Runge, une des figures importantes du romantisme allemand précoce ;

-         Gottlieb Schick, peintre néoclassique dont les toiles sont empreintes de motifs romantiques. Il fut l’élève du célèbre peintre néoclassique français Jacques Louis David ;

-         Joseph Anton Koch, peintre autrichien ayant vécu en Italie, connu pour ses paysages idéalisés de la campagne italienne à l’harmonie surprenante ;

-         Karl Friedrich Schinkel, l’un des architectes néoclassiques les plus célèbres de son temps, qui a aussi peint des paysages très détaillés ;

-         Carl Spitzweg, l’une des figures centrale du Biedermaier (1815-1848), mouvement pictural et littéraire qui exalte la sphère privée, la famille et le foyer.

 

Au 2e étage, on trouve les chefs d’œuvres français d’Edouard Manet, Claude Monet, Auguste Renoir, Edgar Degas, Paul Cézanne et des sculptures d’Auguste Rodin.

 

La peinture allemande de la 2e moitié du XIXe siècle est représentée par les peintres Adolf Menzel, Hans Thoma, Anselm Feuerbach, Arnold Böcklin, Hans von Marées, Wilhelm Leibl et Wilhelm Trübner, sans oublier les œuvres de Max Liebermann, de Lovis Corinth, de Max Slevogt dont les séjours à Paris (également en Hollande pour Liebermann) ont profondément marqué les toiles. La touche diluée de certaines de leurs peintures n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de nos impressionnistes français.

Ce n’est pas étonnant quand on sait qu’il n’était pas rare que les peintres allemands se rendent dans la capitale française après 1850, considérée comme la ville moderne par excellence en matière de peinture, en concurrence directe avec la tradition conservatrice du voyage à Rome qui n’était plus aussi répandue qu’au début du XIXe siècle. Les peintres de Barbizon et le réaliste Gustave Courbet ont durablement influencé l’approche esthétique et technique de beaucoup d’artistes allemands.  

Côté sculptures, ne pas manquer les Prinzessinnen de Johann Gottfried Schadow et les pièces de Berthel Thorwaldsen et d’Antonio Canova.

 

J’encourage vivement la visite de ce musée qui est aussi incontournable que notre musée d’Orsay. Sa visite, dont le prix de 12 € comprend le guide audio, permet au visiteur de se rendre compte que le talent des artistes allemands n’a rien à envier à celui de leurs voisins d’outre-Rhin qu’ils ont beaucoup côtoyé durant la deuxième moitié du XIXe siècle et ce, malgré les tensions politiques entre les deux pays.   

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Nicolas Sconza - dans Musées
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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 15:36

Le Pergamon Museum est un imposant musée d’archéologie, situé sur l'île des musée non loin de la station de S-Bahn Hackescher Markt, qui abrite une foule innombrable d’œuvres très anciennes. Il comprend trois musées : la collection antique, le musée du Proche-Orient et le musée d’art islamique.

L’entrée coûte 10 €. Un guide audio , disponible dans de nombreuses langues, est fourni pendant la visite, ce qui se révèle d’une aide très précieuse pour s’immerger complètement dans le contexte historique de l’époque. Le visiteur se voit offrir les choix d’une visite générale et détaillée (en tapant le code des œuvres numérotées).   

 

Parmi les pièces maîtresses, on trouve l’autel de Pergame (Turquie), la porte d’Ishtar à Babylone (Irak), la porte de l’agora de Milet (Turquie), des collections d’art islamique comme la façade du palais de Mschatta (Jordanie) et des pièces de monnaie. Le touriste peut aussi y admirer des œuvres d’art grecques, romaines, du Proche-Orient (hittites, araméennes, hellénistiques, du monde musulman).

 

Voici un aperçu des œuvres les plus étonnantes :
 

Autel de Pergame


 

Mosaïque d’un palais de Pergame


Statue d’Athéna, sans doute dans la bibliothèque de l’Acropole de Pergame. Réplique de la statue du sculpteur Phidias du Parthénon d’Athènes


Propylées (= porte d’entrée en grec) du temple de l’Acropole de Pergame

 

Colonnes du temple de Priène


 

Maquette de la ville antique de Milet


 

Porte d’Ishtar à Babylone (7e siècle av. J.C., Nabuchodonosor II)


 

Voie processionnelle menant à la porte d’Ishtar


 

Maquette de la voie processionnelle

 


Lion, emblème d’Ishtar

 

 

Décor du palais royal de Babylone

 

 

Maquette de Babylone avec  Ziggourat (Tour de Babel)

 

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Nicolas Sconza - dans Musées
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