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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 14:21



Cette galerie d'œuvres picturales à ciel ouvert, réalisée sur une partie du mur de Berlin, s'était bien détériorée depuis 1990, année de la création de l'East Side Gallery. L'érosion naturelle et le vandalisme aidant, il était devenu difficile pour les visiteurs de cerner les différents motifs des 106 peintures s'étendant sur 1,3 km de longueur. Cette année, le collectif d'artistes du monde entier, réunis en association, a déjà commencé à restaurer une partie de ses fresques, dont le thème central est la liberté, bienvenu après 28 années de mur et de dictature communiste.

Longeant les rives de la Spree, la East Side Gallery est l'âme d'un des anciens quartiers alternatifs, à la frontière de Kreuzberg et de Friedrichshain. Même si les bars plage (Strandbar) sont encore présents (plus pour très longtemps dit-on), l'aménagement bétonné des abords de la Spree, à l'initiative du projet Mediaspree, et la naisance du gigantesque complexe de concerts "O2 World" a suscité de nombreux remous auprès de la population berlinoise. De nombreuses manifestations se sont tenues dans les rues de Kreuzberg pour dénoncer l'embourgeoisement (ou la gentrification - Gentrifizierung) des quartiers, à la source d'une forte augmentation des loyers.



Le coût de la vie augmente peu à peu à Berlin comme ailleurs, la capitale allemande étant paradoxalement victime de son succès. Une ville en changement, en perpétuelle évolution, c'est aussi une ville qui devient plus chère. Mais en comparaison avec les autres capitales européenne de l'ouest, la qualité de la vie y est encore très bonne, même après la mainmise des investisseurs dans certains quartiers. Les projets culturels et artistiques continuent à foisonner pour le plus grand bonheur des Berlinois et des visiteurs. Tant que le renouvellement, l'esprit d'initiative et d'entreprise ainsi que la création artistique seront financièrement accessibles, Berlin aura de beaux jours devant lui. 




Texte précédant sur la East Side Gallery (3 avril 2007) :
Le mur de Berlin 
(le terrain vague aperçu n'est autre que le chantier de l'O2 World, à présent achevé)
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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 18:34
Photo-080.JPG


Il est impensable de venir à Berlin et d’en repartir sans avoir contemplé la porte de Brandebourg (Brandenburger Tor) qui s’élève au bout de la célèbre avenue Unter den Linden, sur la Pariser Platz. Le drapeau de l’ambassade de France flotte d’un côté, le palace Adlon exhibe son luxe de l’autre. Quelle que soit l’heure de la journée, une foule innombrable de touristes s’y amasse, venus considérer, prendre en photo l’édifice ou se faire prendre en photo en compagnie de comédiens, déguisés pour l’occasion en anciens soldats communistes. C’est le centre touristique par excellence, tout près du Reichstag (http://colin.zonska.over-blog.com/article-6861484.html).   

 

La porte de brandebourg est chargée d’histoire et d’événements marquants. Son édification se termine en 1791 et c’est à l’architecte Carl Gotthard Langhans qu’on la doit, à l’époque de Frédéric Guillaume II, roi de Prusse. Le quadrige (char à deux roues attelé à quatre chevaux) sur le sommet est créé par Johann Gottfried Schadow (http://colin.zonska.over-blog.com/categorie-1251397.html) et ne sera ajouté que deux ans plus tard. A son bord, Niké, la déesse ailée de la victoire, tient les rennes. Il faut dire que ce quadrige a voyagé puisqu’en 1806, il a été dérobé et emmené à Paris par Napoléon suite à sa victoire lors des batailles de Iéna et d'Auerstaedt. Les Allemands le récupéreront en 1814 après les guerres de libération survenues contre le joug napoléonien. Après la Seconde Guerre mondiale, la porte de Brandebourg est en ruine. Elle sera restaurée en 1956, mais les autorités de l’Est prendront la décision de retirer au quadrige sa croix de fer et son aigle, deux éléments symbolisant le militarisme prussien. Après la chute du mur, ces deux attributs lui seront restitués.

 

Le mur se trouvait devant ce monument et c’est là qu’il est tombé, les nombreuses photos et vidéos d’archives en témoignent. Pendant 28 ans, le monument symbolisait la séparation idéologique et culturelle de l’Allemagne. Deux systèmes antithétiques s’affrontaient, le capitalisme de la République Fédérale d’Allemagne (RFA) et le communisme de la République démocratique allemande, l’un ne pouvant souffrir l’autre. Cette longue attente marquera profondément les esprits, encore plus du côté communiste où un système d’espionnage et de délation se développera pour enrayer toute opposition à la pensée unique.

 

En 1989, la porte de Brandebourg devient le symbole de l’espoir, d’une possible réunification qui aura effectivement lieu un an plus tard. Côté oriental, il est moins évident de faire table rase du passé et de faire comme si le communisme n’était qu’un vilain cauchemar de trente ans. Le système aura marqué des générations, l’enfance et l’adolescence de nombreuses personnes. Après la chute du mur, le chômage et la précarité seront le lot de beaucoup de citoyens de l’Est. Certains regrettent déjà la sécurité matérielle et le noyau familial de la RDA…

 

2007 est une année marquante. De nombreux articles de journaux, dont le très renommé Spiegel, ont consacré leur Une à la génération née en 1989 qui vient d’avoir 18 ans, la première  n’ayant jamais connu le mur. Interviewée, cette fraîche jeunesse livre ses impressions sur cette époque qu’elle n’a pas connu, ce qu’elle en sait, ce que ses aînés lui en ont raconté. Il en résulte que les traces du mur sont encore présentes dans les esprits, souvent transmises par les peurs et les angoisses des parents. Mais le conditionnement s’arrête heureusement là, l’avenir offrant un large éventail de possibilités pour chacun, qu’il vienne de l’ex- Allemagne de l’Est ou de l’Ouest. Quand la chute du mur ne sera plus qu'un événement historique aussi lointain que la Seconde Guerre mondiale, la porte de Brandebourg sera alors là pour rappeler ce qui s’est passé un beau jour de l’année 1961 quand une poignée d’hommes ont cru savoir ce qu’il était bon pour la majorité de leurs concitoyens…                     

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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 14:17
Photo-029-1.jpgLa Potsdamer Platz vue en sortant du métro
 
Se balader sur la Potsdamer Platz peut procurer un choc visuel. Des immeubles de béton façon gratte-ciel, des immeubles de verre, et non loin de là, des bâtiments de brique rouge, placés en rang d’oignon. Sur une même place, les décors se succèdent sans se ressembler. Partout, une masse impressionnante de touristes et une circulation plutôt dense de véhicules. Le palace Ritz Carlton, le Sony Center tout de verre regroupant sept immeubles en un avec son célèbre dôme, des cinémas, des banques, des cafés, des restaurants, des musées…


Photo-038.jpgDôme du Sony Center
 

Il est difficile d’imaginer que l’endroit était plutôt désert avant et juste après la chute du mur dans les années 1990. Il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale pour mieux comprendre le dénuement du paysage. L’endroit est alors bien amoché par les alliés pendant cette période et se situe, après la guerre, entre les trois zones britannique, américaine et soviétique. Malgré quelques tentatives pour rouvrir certains édifices de l’avant-guerre, le vide s’étend en s’accentuant après la construction du mur en 1961. Le peu d’immeubles encore entiers ne tardent pas à être abattus par le régime soviétique. Le film Les ailes du désir (Himmel über Berlin) de Wim Wenders, tourné en 1987 et dont la scène se déroule à Berlin, témoigne de l’état quasi désertique de la place. Jusqu’au 9 novembre 1989, un no man’s land s’étend à perte de vue, entre les deux murs parallèles qui séparent l’est de l’ouest de la capitale. La plupart des personnes exécutées pour avoir franchi le mur d'est en ouest le furent en cet endroit. 

 

Dans les années 1920, l’architecture des immeubles est très classique, rappelant quelque part notre style haussmannien. Des hôtels, des restaurants chics, un cinéma, des cafés où se rencontrent des auteurs et des artistes. C’est un quartier d’affaire le jour, très fréquenté par les touristes, et un lieu de prostitution la nuit. Avec ses nombreux transports en commun, c’est à l’époque la place la mieux desservie d’Europe. 

 

180px-Potsdamerplatz3.jpg   La Potsdamer Platz en 1903

 
En admirant la Potsdamer Platz d’aujourd’hui, on peut dire sans se tromper qu’elle retrouve le prestige et la gloire de ses années d’or. Même si les façades ne sont plus les mêmes qu’autrefois, l’atmosphère foisonnante est palpable. De la même manière qu’elle devait paraître tendance dans son classicisme de 1920, sa modernité nous saute aux yeux au sortir de la station de métro. Les immeubles de verre côtoient ceux de béton et de brique. Encore plus flagrant et spectaculaire, les restes de l’Hôtel Esplanade érigé en 1908, intégrés à la façade de verre à l’entrée du Sony Center. Les parties du passé et du présent s’associent et semblent trouver un compromis dans leur coexistence au sein d’un même édifice. La place reflète décidément les particularités bigarrées de la capitale. Sa construction n’ayant que quelques années, il est difficile, outre sa modernité, d’y apprécier la noblesse authentique des architectures chargées d’histoire. Le recul manque aux spectateurs que nous sommes mais le temps fera sans nul doute peu à peu son travail.

 
Photo-037.jpgRestes de l'hôtel Esplanade intégrés dans la façade du Sony Center
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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 00:18

100-0273.jpgLa tour se trouve en plein cœur de Berlin, sur la mythique Alexanderplatz, dans le quartier de Mitte. Érigée en 1969 par le gouvernement de la RDA comme un important poste d’émission, elle ne tarde pas à devenir le symbole politique du régime. Sa construction aura nécessité presque quatre ans et demi. Elle prend pour modèle la tour de télévision de l’ouest capitaliste, celle de Stuttgart (alors la première au monde à être aussi moderne). Après la réunification allemande de 1990, la tour de la télévision de Berlin ne perd aucunement de son attrait et constitue, avec son million de visiteurs annuels, l’un des lieux les plus visités de Berlin. La Fernsehturm est une tour émettrice de radio et de télévision. Aujourd’hui, Radio France Internationale (RFI) est la seule radio française à émettre depuis la tour avec d’autres radios allemandes.    

 

Bien plus haut que celui de la tour Eiffel (324 mètres avec son antenne), son sommet culmine à 368 mètres ce qui permet d’apercevoir l’édifice depuis de nombreux quartiers de la capitale. Le visiteur, qui aura pris le soin de descendre à la station de métro Alexanderplatz, peut s’offrir le plaisir de monter jusqu’à la boule rotative pour boire un verre dans le café panoramique tout en admirant la ville. Il peut aussi décider de déguster les spécialités culinaires du restaurant gastronomique, et ce à 207 mètres du sol.  

 

Que le touriste ne s’étonne pas des formes architecturales modernes des bâtiments entourant la tour. Pour les besoins de la construction centrale, l’ancien tracé urbain des alentours, datant du Moyen-Âge, a presque été entièrement détruit. Il en a résulté l’édification de bâtiments au style de la fin des années soixante, à la beauté quelque peu douteuse. Un contraste déroutant si l’on considère la Marienkirche, la Nikolaikirche (et son quartier le Nikolaiviertel), deux églises datant du 13e siècle, ou le rote Rathaus (Hôtel de ville rouge) qui peinent à rappeler que l’endroit fut jadis le centre historique de Berlin.
 

100-0282.jpgNikolaikirche (Eglise Nikolai)

 

 

100-0284.jpgNikolaiviertel (quartier Nikolai)


100-0296.jpgRotes Rathaus (Hôtel de ville rouge)


100-0278.jpgAux abords de la tour...
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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 18:38





Le bâtiment, paré d’une imposante coupole de verre de 75 m de hauteur, abrite à nouveau le Bundestag (la chambre basse du parlement de la République fédérale d’Allemagne) depuis la réunification allemande d’octobre 1990. Pendant de nombreuses années, il siégeait à Bonn.

 

Ce monument est à ne pas manquer pour toute personne de passage à Berlin surtout que sa visite est gratuite. Le risque est qu’il y ait une file d’attente conséquente mais la patience vaut le détour. Il permet d’une part d’avoir une vision panoramique de la ville depuis le sommet de l’édifice, d’autre part d’y contempler, de là haut, les sièges du parlement à travers la coupole.

 

Les élections au Bundestag ont lieu tous les quatre ans, avec un système alliant le scrutin proportionnel plurinominal et le scrutin uninominal majoritaire à un tour. La proportionnelle, qui fait défaut à l’assemblée nationale française, permet à tous les partis politiques, y compris les petits, d’obtenir un nombre de sièges proportionnel au nombre de voix si ce dernier est suffisant. Chaque candidat vote en effet pour un parti et non pour un candidat. La diversité de l’électorat est dans ce cas plus fidèlement représentée et peut être facteur de modération.

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