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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 15:29

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Le gouvernement reste sans voix, Horst Köhler, le président fédéral allemand démissionne. C'est avec une grande solennité et une forte émotion qu'il quitte le château Bellevue aux côtés de sa femme. La cause en serait les vives critiques formulées à l'encontre des propos qu'il a tenu au sujet de l'utilité de l'armée allemande à l'étranger, en particulier en Afghanistan, une intervention nécessaire selon lui pour protéger les intérêts économiques du pays.


La presse et les partis politiques (SPD, Grünen...) de tendance pacifiste se sont empressés de s'indigner et d'attaquer sa position militariste en désaccord avec la constitution. Réélu pour un second mandat, Horst Köhler, ancien président du Fonds Monétaire International, se distinguait de ses prédécesseurs par son action politique, des voyages officiels inattendus ainsi que son refus d'agréer certaines lois votées par le Bundestag, un veto auquel peu de ses prédécesseurs avaient osé recourir. On est loin de la fonction représentative, voire décorative, du poste de président fédéral, jusque-là pas aussi souvent médiatisé. 


La presse critique le renoncement subit à sa fonction et le refus de la polémique, évoquant une éventuelle dépression dont il souffrirait. Il est provisoirement remplacé par Jens Böhrnsen (SPD), le président du conseil fédéral, comme le prévoit la constitution. Cette démission inattendue met la chancelière Angela Merkel dans l'embarras, elle qui se trouve déjà dans une situation politique difficile. Le remplaçant a jusqu'au 30 juin pour être élu. 


La photo ci-dessus est de © Agência Brasil

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